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CDF 8è tour DNA: Wacim TINE, À l’école de la rue, par Laurent HICKEL

1 décembre 2017 - 06:23

Wacim Tine sera précieux dimanche. PHOTO DNA – FRANCK KOBI

 

Gros plan - Wacim Tine avant FRH - Chambly, dimanche (15h)

Football

 

À l’école de la rue

 

Wacim Tine fait partie des joueurs recrutés cet été qui sont en train de percer dans l’effectif haguenovien. Le joueur offensif espère apporter sa fougue lors d’un 8e tour inédit pour lui.

Pour comprendre quel genre de footballeur est Wacim Tine, il faut comprendre d’où il vient. Lui, il n’a pas appris la base de la technique avec des éducateurs diplômés.

Lui, son football, il le récite d’instinct comme tous ceux qui se sont formés à l’école de la rue. Il a trouvé là une seconde famille, alors que la sienne a toujours été un élément central dans son parcours de vie.

« Il fallait toujours se donner à 200 % »

Et s’il n’a signé sa première licence que tardivement, il en savait déjà beaucoup sur l’art de manier un ballon.

« Jouer dans un club, on avait ça dans un coin de la tête, mais on préférait rester avec les potes pour jouer au foot », raconte celui qui a grandi à la Cité Spach à Strasbourg.

C’est donc à l’ombre des HLM ou sur des terrains de futsal que le milieu offensif a appris le plaisir du contre-pied. Dribbler, frapper, marquer, mais aussi suer et lutter pour gagner sa place dans un monde où on ne se fait pas de cadeaux.

« Il y avait un mélange de mecs jeunes et âgés et il fallait toujours se donner à 200  %, se rappelle-t-il. Si on n’était pas bon, on ne jouait plus. Quand on jouait en salle, il y avait au moins une dizaine d’équipes de plusieurs quartiers. Le gagnant restait et il fallait donc tout le temps être performant. »

Emmené par le père de son ami David alors qu’il est âgé de 13 ans, Wacim Tine débarque au stade Vauban pour s’initier à la pratique d’un football un peu plus académique.

Le placement sur le terrain, la tactique, mais aussi « jouer un peu plus vite et libérer plus vite » vont élargir la palette de celui qui se targue d’avoir gardé comme force l’insouciance de ses jeunes années.

« Quand je monte sur un terrain, c’est avec l’idée que je dois m’éclater. Il faut sourire de tout dans la vie et en profiter quand on peut faire ce qu’on aime le plus. »

Après quelques détours qui l’ont fait passer par Schiltigheim avant de revenir à Vauban, Wacim Tine a choisi cet été de prendre pied au Parc des Sports.

Tout a commencé par un coup de fil de l’inévitable Jean-Luc Kleinmann, avant un contact convainquant avec Philippe Knobloch qui ne sera finalement pas au rendez-vous.

« C’est avant tout le profil de l’équipe qui m’a séduit. Ça joue tout le temps vers l’avant et le fait que Claude Spreng soit arrivé n’a rien changé pour moi. D’un côté, ça a mis tout le monde au même niveau en début de saison. Ce n’est pas plus mal. J’avais une carte à jouer cette année. »

Celui qui vient de signer un CDI comme chauffeur-livreur approvisionne désormais les attaquants haguenoviens de ses ballons dosés à la perfection au sein d’un effectif en pleine effervescence.

« La Coupe de France, c’est un truc magnifique que nous vivons, s’enthousiasme le joueur. Ça permet de resserrer les liens dans l’équipe et ça apporte du sourire. »

Le sourire devrait être sur toutes les lèvres dimanche au coup d’envoi dans un stade qu’on attend particulièrement bien garni pour cette rencontre qui permettra à Wacim Tine de faire le lien avec l’essentiel.

La famille au rendez-vous

Sa famille sera présente pour le rendez-vous phare de cette première partie de saison. « Il y aura sûrement ma femme Wassila, ma petite princesse Layana et mon petit prince Elyas. Je veux les remercier d’être là au quotidien. Je pense aussi à mes parents, mon frère Yacin, mon beau-papa Hicham et à toute la famille. »

Celui qui a vibré en tant que supporteur aux exploits en Coupe de France des Portugais de l’Elsau du coach Azzedine Naji, espère maintenant prendre sa part de lumière dans la grisaille d’un hiver qui pourrait devenir chaud bouillant du côté du FR Haguenau…

 

Dernières Nouvelles d'Alsace Laurent HICKEL 1er décembre 2017, photo Franck KOBI

Article original en cliquant sur le lien qui suit: http://c.dna.fr/sports/2017/12/01/a-l-ecole-de-la-rue

 

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