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Presse DNA: Il est où le bonheur… ? par Laurent Hickel

10 novembre 2017 - 08:50

Florent Huber (à droite) cherche encore sa place à Haguenau. PHOTO DNA – FRANCK KOBI

 

Football - US Ittenheim – FR Haguenau , demain (18h)

 

Il est où le bonheur… ?

 

Florent Huber ne sera pas sur la feuille de match, demain à Ittenheim. Blessé au mollet, le joueur en profite pour prendre un peu de recul avant de se replonger dans une saison qui n’a pas commencé sous les meilleurs auspices avec son nouveau club.

Si l’on voulait comparer une équipe de football avec un orchestre, Florent Huber serait assurément premier violon. Le joueur expérimenté, âgé de 28 ans, est de ceux qui sont capables de jouer des partitions en solo pour faire briller des collectifs au diapason.

Depuis longtemps, le stade de l’Aar était devenu le théâtre des opérations privilégiées de celui qui a fait toute sa carrière sénior au SC Schiltigheim.

« Je pense être une valeur sûre »

Pour lui, le moment était venu d’aller jouer sous d’autres couleurs pour des raisons qu’il explique sans faux-semblants.

« J’ai fait dix saisons à Schiltigheim et ça fait un moment que je me posais la question, commence-t-il par dire. « Mon objectif était de monter en CFA (National 2, ndlr) et, quand l’objectif a été réalisé, le Sporting a pris une autre dimension. C’est devenu un club quasiment professionnel avec des joueurs qui, pour la plupart, ne travaillent plus, explique celui qui est approvisionneur/acheteur chez Lohr Industrie. Je n’entrais pas forcément dans les plans du nouveau coach et comme j’étais déjà en contact avec Haguenau depuis quelques saisons, mon choix s’est porté vers eux sans hésitation. »

Celui qui ambitionnait de découvrir le National 2 avec le SCS n’est donc pas allé au bout de son envie. Il s’est lancé dans le projet haguenovien avec une idée assez précise de ce qui l’attendait et la certitude d’être bien accueilli.

Comme il le reconnaît lui-même, ses premiers dribbles n’ont pas été aussi tranchants qu’il l’aurait voulu, mais le milieu de terrain virevoltant est certain que son vécu à ce niveau-là lui permettra de devenir un cadre de sa nouvelle équipe.

« Je pense être une valeur sûre, mais il y a énormément de concurrence », regrette-t-il en pointant l’un des éléments qui a provoqué selon lui le début de saison raté du FR Haguenau.

Le recrutement ayant été pléthorique malgré une saison précédente réussie, Claude Spreng et son adjoint Lucas Catalano peinent à trouver le onze titulaire capable de répondre aux attentes.

« On a un groupe très fourni, ce qui a des côtés positifs, comme négatifs. Personnellement, je trouve qu’il y a trop de joueurs et que cette situation est pénalisante. Surtout que beaucoup, pour ne pas dire tous, méritent d’être titulaires. La tâche des coaches est d’autant plus compliquée. On ne joue pas de la même façon, quand il y a autant de concurrence. »

Florent Huber fait partie de ces joueurs créatifs qui fonctionnent à l’affectif, avec même une sensibilité au-dessus de la moyenne.

« La saison passée a été la moins belle année de ma carrière de footballeur »

Depuis quelque temps, les pelouses ne lui apportent plus autant de plaisir. « Je ne sais pas comment qualifier ça, mais la saison passée a été la moins belle année de ma carrière de footballeur. Je préfère prendre énormément de plaisir que juste gagner. La saison passée, au niveau humain, c’était horrible pour moi. »

Il y a chez lui une forme de mélancolie de l’aventure humaine vécue avec les « Maisonneuve, Bertoli, Chakrouni, Owusu et toute la clique », sous la férule de José Guerra avec qui il est toujours en contact.

« C’est sur qu’il y a une nostalgie quand tu passes quatre ou cinq ans avec les mêmes mecs. Tu vis des moments magiques. Mais j’ai la tête sur les épaules, je sais forcément que ça ne dure pas et que chacun doit continuer sa propre route. »

Pour l’heure, l’aventure haguenovienne est au cœur de son projet footballistique et il est bien incapable de dire de quoi l’avenir sera fait.

« Je ne me projette pas, je vis au jour le jour. J’espère juste à terme aller loin en Coupe de France cette saison et que l’équipe revienne à sa vraie place, qui est dans le premier tiers en championnat. »

Pour Florent Huber, il s’agit déjà de soigner son mollet récalcitrant avant de reprendre place au sein de l’orchestre haguenovien. Le soliste sait qu’il ne pourra pas aller plus vite que la musique et qu’il faudra encore un peu de temps avant de récolter un concert de louanges…

Article de Laurent HICKEL, Dernières Nouvelles d'Alsace du 10/11/2017

Article intégral en cliquant sur le lien qui suit: http://c.dna.fr/sports/2017/11/10/il-est-ou-le-bonheur

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